La traversée des cercles : péripéties d’une gravure de Rodin

Conférence

En mai 1913, Rodin refusa de signer l’épreuve d’une gravure que lui apportait Gladys Deacon, célèbre femme du monde et collectionneuse. Enquêter sur cet incident c’est remonter le fil d’une histoire où l’estampe, passant de mains en mains, présente des analogies avec le papier monnaie. Peu de médiums artistiques sont aussi relationnels que l’estampe, cette feuille volante qui transite entre imprimeurs, artistes, éditeurs, marchands, collectionneurs, bibliothèques et musées : autant de milieux professionnels et sociaux qu’une simple gravure met en rapport au cours de ses périples. Le cas de la pointe sèche de Rodin intitulée Les Amours conduisant le monde (1881) en offre un parfait exemple. Les archives de l’Institut national d’histoire de l’art, croisées avec celles du musée Rodin, permettent d’en reconstituer le cheminement ou, pour mieux dire, la traversée des cercles.

Intervenant
Emmanuel Pernoud (INHA, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Conférence
Auguste Rodin, Les Amours conduisant le Monde (2ème état), 1881, Pointe sèche ; 19,8 x 25,1 (coup de planche) ; 23,7 à 24 x 33,5 cm (feuille), Paris, Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, Collections Jacques Doucet.

Vendredi 21 octobre, 14h30

Adresse

INHA, Galerie Colbert, salle Walter Benjamin

2 rue Vivienne - 75002 Paris