Trajectoires transnationales. L’École des beaux-arts – une École européenne ?

Séminaire

Alors que nombre de manuels considèrent l’École des beaux-arts de Paris comme un bastion de l’art français et que ses règlements excluaient les élèves de nationalité étrangère des prix des concours, force est de constater que l’École attirait nombre d’élèves en provenance de l’étranger. Cette séance reviendra sur la question de l’attractivité de l’École, de son image et de sa réputation au-delà des frontières, et des attentes que pouvaient avoir les élèves venant d’autres pays européens à son égard. Il sera aussi question des sources et méthodes pour reconstruire l’expérience vécue par ces élèves, et leur perception de l’École par rapport aux autres lieux de formation à Paris.

Intervenants
Lucie Lachenal (Beaux-Arts de Paris), France Nerlich (INHA)

À propos de ce séminaire
Entre 1800 et 1968, plus de 13 000 élèves peintres et sculpteurs se sont inscrits à l’École des beaux-arts de Paris. Dans le cadre du projet de publication numérique des registres d’inscription de l’École porté par les Beaux-arts de Paris, le CNRS et l’Institut national d’histoire de l’art, ce séminaire a pour objet d’interroger les données contenues dans ces documents et d’en sonder la richesse. Les informations sur l’origine géographique des élèves, leur genre, leur âge, leur parcours, leur adresse à Paris, leur garant, ainsi que les observations sur leur parcours au sein de l’École doivent être soumises à une lecture critique, notamment pour leur qualité catégorielle et leur mise en série sur un temps long. Ces données permettent d’interroger l’idée d’atelier, ainsi que de généalogies et de réseaux artistiques. Elles donnent à observer les effets de circulation et les trajectoires transrégionales et transnationales dans leur durée, l’impact des périodes de conflit, la féminisation croissante de la population étudiante, les effets de masse et de distinction. À partir de cette formidable mine, le séminaire offrira l’occasion de croiser des approches disciplinaires, ainsi que des questions portées par les spécialistes actuels de l’histoire de la pédagogie artistique, et par les actuels et anciens enseignants et élèves de l’École.

En partenariat avec les Beaux-arts de Paris et le Centre national de recherche scientifique (CNRS)

Comité scientifique
Claire Barbillon (École du Louvre), Alain Bonnet (université de Bourgogne), Anne-Marie Châtelet (université de Strasbourg), Penelope Curtis (historienne de l’art et curatrice indépendante), Marc Gotlieb (université de Williamstown), Pascal Griener (université de Neuchâtel), Mayken Jonkman (Institut néerlandais d’histoire de l’art, RKD, La Haye), Stéphanie Louis (École nationale des chartes), François-René Martin (Beaux-arts de Paris - École du Louvre), Geneviève Profit (Archives nationales), Clothilde Roullier (Archives nationales), Pierre Serié (université Clermont Auvergne), Séverine Sofio (CNRS), Édouard Vasseur (École nationale des chartes), Émilie Verger (chercheuse indépendante), Eleonora Vratskidou (École des beaux-arts d’Athènes), Hannah Williams (université Queen Mary, Londres)

Séminaire
Première page du registre d'inscription des femmes, 1897-1956, Les Beaux-Arts de Paris.
  • Février 2023

    • Vendredi 10

      10:00 - 12:00

Adresse

Institut national d'histoire de l'art - Galerie Colbert, Salle Giorgio Vasari

2, rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs - 75002 Paris - 75002 Paris