Un espace pour autre chose : la Biennale de Paris, 1959-1985

Exposition

Initié en 2017, le programme de recherche de l’Institut national d’histoire de l’art « 1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris », mené par Elitza Dulguerova, alors conseillère scientifique à l'INHA, fait l’objet d’une présentation au sein du nouvel accrochage des collections permanentes du Centre Pompidou ; trois salles lui sont consacrées.

_______

À propos de l'exposition

Créée en 1959, la Biennale internationale des jeunes artistes, dite « Biennale de Paris », souhaite redonner à la capitale française une place centrale sur la scène mondiale en attirant la création de moins de 35 ans. En treize éditions, elle accueille plus de 6000 participations individuelles ou de groupe venant de plus de 75 pays et une pluralité de formes d'art : classiques (peinture, sculpture, arts graphiques), expérimentales (performance, art vidéo, art conceptuel, film) et collaboratives. La manifestation prend fin en 1985 sans parvenir à réaliser les ambitions qui avaient animé sa création.

Que reste-t-il de cette biennale, pionnière à son époque ? Cet accrochage la revisite à partir des traces qu’en gardent les archives. Un choix de documents visuels, textuels, sonores et audiovisuels pointe aussi bien ses réussites que les moments de crise, de controverse, d’échec. Quant aux espaces de création et d’expérimentation surgis souvent en marge de l’histoire officielle de la Biennale, parfois de manière imprévue, ils sont ici présentés sous forme de projection.

Cette lecture de la Biennale de Paris est conçue par Elitza Dulguerova et Mica Gherghescu, avec l’aide de Laurence Le Poupon, Federica Milano, Pierre Ruault, Camille Simon et le regard documental de franck leibovici. Elle s’inscrit dans le programme de recherche « 1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris » de l’Institut national d’histoire de l’art, mené en partenariat avec les Archives de la critique d’art de Rennes, la Bibliothèque Kandinsky et l’Institut national de l’audiovisuel, qui se décline également sous forme de publication et de portail numérique de ressources (bdp.inha.fr).

_______

À propos du programme de recherche de l’INHA

Le programme de recherche « 1959-1985, au prisme de la Biennale de Paris », mené par l’INHA en partenariat avec les Archives de la critique d’art de Rennes, la Bibliothèque Kandinsky et l’Institut national de l’audiovisuel, tente de mettre en lumière la richesse de cette Biennale, qui n’a cessé de se réinventer durant ses 26 ans d’existence, autant dans son fond que dans sa forme. Ce programme a poursuivi deux principaux objectifs. Le premier axe, d’ordre documentaire, comprend la création d’un portail de recherche numérique qui permettra aux chercheurs et aux curieux d’accéder simultanément aux près de 6000 dossiers de participation actuellement dispersés entre les Archives de la critique d’art et la Bibliothèque Kandinsky. Le deuxième axe, d’ordre plus réflexif, a donné lieu à un séminaire international mensuel tenu entre 2017 et 2019, à un carnet de recherches et se poursuit à travers la publication d’un premier ouvrage d’envergure dédié exclusivement à l’étude de cette Biennale, de sa signification à l’époque et de ce qu’elle nous apporte aujourd’hui comme symptôme précoce de l’âge de la « biennalisation » de l’art contemporain.

_______

Informations pratiques

Accrochage du 4 juin au 31 décembre 2021

Musée national d’art moderne - Centre Georges-Pompidou, 4e étage, salles 2, 5 et 7

Dans le cadre du parcours de la collection permanente « Petits papiers du 20e siècle »

En savoir plus sur l'exposition

Exposition
Georges Boudaille devant l'œuvre de Gibert & George Death after Life (1984) dans la Grande Halle de la Villette, 13e Biennale de Paris, 1985. Photographie, Philippe Laplace. Fonds Biennale de Paris 1959-1985, INHA-Collection Archives de la critique d'art

4 juin et 31 décembre

Adresse

Centre Pompidou

Paris - Paris